" A rester comme ça, allongé, sans bouger, je sens bien que, déjà, le soleil fait son travail. Il s'en prend à moi et me transforme. Mes doigts sont différents, là où les ongles prennent racine. Ma peau s'échauffe et change de couleur pour résister à la brûlure. Ma chair rougit et je ne reconnais plus mes mains. Je vais rentrer bronzé, plus beau, on verra l'été sur mon visage. Ce sera le masque des vacances que je porterai en septembre. "
" Tout cela, peut-être, n'est rien. Je ne devrais pas m'inquiéter. Si je ferme les yeux et que je me laisse aller, il n'y a pas d'autre son que celui, constant, de tous les insectes qui bourdonnent, crissent, crépitent, pas d'autre couleur que cette pourpre que le soleil révèle au travers de mes pau pières crispées, pas d'autre sensation que celle d'une intense chaleur sur ma peau. Pour moi, c'est le paradis. "
" Tout cela, peut-être, n'est rien. Je ne devrais pas m'inquiéter. Si je ferme les yeux et que je me laisse aller, il n'y a pas d'autre son que celui, constant, de tous les insectes qui bourdonnent, crissent, crépitent, pas d'autre couleur que cette pourpre que le soleil révèle au travers de mes pau pières crispées, pas d'autre sensation que celle d'une intense chaleur sur ma peau. Pour moi, c'est le paradis. "
